Emploi permanent, contrat non écrit, renouvellements ou délai de carence non respectés : les cas de requalification d'un CDD en CDI, l'indemnité d'au moins un mois de salaire, la procédure accélérée devant le conseil de prud'hommes et le délai pour agir, côté salarié.

Par la rédaction d'Avocats de Confiance · Publié le 7 novembre 2026. Vous avez enchaîné plusieurs contrats à durée déterminée sur un emploi identique, votre contrat a continué au-delà de son terme, ou vous n'avez jamais signé de contrat écrit ? Dans ces situations, la loi permet de demander la requalification du CDD en CDI devant le conseil de prud'hommes (CPH). La requalification transforme rétroactivement la relation de travail en contrat à durée indéterminée et ouvre droit à une indemnité au moins égale à un mois de salaire, à la charge de l'employeur.
Ce guide fait le point, côté salarié, sur la requalification d'un CDD en CDI en 2026 : les cas prévus par le Code du travail, ce qui n'entraîne pas à lui seul la requalification, les sommes en jeu, la procédure accélérée devant le bureau de jugement, la prescription et les preuves à réunir. Chaque règle renvoie à l'article du Code du travail correspondant ou à la fiche officielle Service Public consultée le 7 novembre 2026.
| Question | Règle | Texte |
|---|---|---|
| Principe | Le CDD ne peut pas pourvoir durablement un emploi lié à l'activité normale et permanente de l'entreprise | C. trav., art. L. 1242-1 |
| Cas de recours | Uniquement pour une tâche précise et temporaire, dans les cas énumérés par la loi | C. trav., art. L. 1242-2 |
| Contrat écrit | Établi par écrit avec la définition précise de son motif, sinon il est réputé conclu pour une durée indéterminée | C. trav., art. L. 1242-12 |
| Durée maximale | 18 mois renouvellements compris, à défaut d'accord de branche (9 ou 24 mois dans certains cas) | C. trav., art. L. 1242-8-1 |
| Renouvellements | Deux au maximum, à défaut d'accord de branche | C. trav., art. L. 1243-13-1 |
| Délai de carence | Un tiers de la durée du contrat expiré (14 jours ou plus), la moitié en dessous | C. trav., art. L. 1244-3-1 |
| Poursuite après le terme | Le contrat devient un CDI et le salarié conserve son ancienneté | C. trav., art. L. 1243-11 |
| Sanction générale | Le contrat conclu en méconnaissance des règles est réputé à durée indéterminée | C. trav., art. L. 1245-1 |
| Procédure | Saisine directe du bureau de jugement, qui statue au fond dans un délai d'un mois | C. trav., art. L. 1245-2 |
| Indemnité de requalification | Au moins un mois de salaire, à la charge de l'employeur | C. trav., art. L. 1245-2 |
| Délai pour agir | 2 ans à compter du terme du dernier CDD, selon Service Public | Fiche F34572 ; C. trav., art. L. 1471-1 |
Le contrat de travail à durée indéterminée est la forme normale de la relation de travail. Le contrat à durée déterminée est une exception, strictement encadrée. L'article L. 1242-1 du Code du travail pose la règle de base : un CDD, « quel que soit son motif », ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l'activité normale et permanente de l'entreprise. L'article L. 1242-2 ajoute qu'il ne peut être conclu que pour l'exécution d'une tâche précise et temporaire, et seulement dans les cas que la loi énumère.
La requalification est la sanction de ces règles. Lorsque le recours au CDD est irrégulier, l'article L. 1245-1 prévoit que le contrat est « réputé à durée indéterminée ». Concrètement, le salarié demande au CPH de reconnaître que sa relation de travail était en réalité un CDI depuis le premier jour. Le juge ne crée pas un nouveau contrat : il constate que le contrat aurait dû être un contrat à durée indéterminée dès l'embauche.
L'action en requalification est une démarche du salarié. La fiche Service Public sur les cas de requalification ne mentionne que lui comme demandeur : c'est le salarié qui saisit le CPH, seul ou assisté. La requalification du contrat transforme alors toute la relation contractuelle : le salarié est traité comme s'il avait été embauché en CDI, avec les droits attachés à ce contrat.
Les conditions d'une requalification découlent de l'article L. 1245-1, qui renvoie à une série de dispositions du Code du travail, et de la fiche Service Public F34572. Les motifs de la requalification les plus fréquents sont les suivants.
C'est le cas le plus courant. Un salarié recruté en CDD « pour accroissement temporaire d'activité » qui occupe pendant des années un emploi identique, sur des tâches habituelles de l'entreprise, ne remplit pas une tâche temporaire. Les CDD successifs sur un même emploi, sans réelle variation d'activité, sont un indice fort d'un emploi permanent pourvu par des contrats précaires. Le juge examine la réalité de l'emploi occupé, et non l'étiquette donnée au contrat : l'absence de motif valable suffit à justifier la requalification en CDI.
Les cas de recours autorisés sont limités par l'article L. 1242-2 : remplacement d'un salarié absent, par exemple en arrêt maladie ou en congé maternité, passé temporairement à temps partiel ou dont le contrat est suspendu, accroissement temporaire de l'activité, emplois saisonniers ou d'usage, remplacement d'un chef d'entreprise ou d'un professionnel libéral, remplacement d'un chef d'exploitation agricole, et CDD à objet défini pour les ingénieurs et cadres lorsqu'un accord collectif le prévoit. Un CDD conclu en dehors de ces cas, ou dont le motif indiqué ne correspond pas à la réalité, peut être requalifié : le non-respect des motifs légaux est l'un des griefs les plus souvent invoqués.
L'article L. 1242-12 est sans ambiguïté : le CDD « est établi par écrit et comporte la définition précise de son motif ». À défaut, il est réputé conclu pour une durée indéterminée. Un salarié embauché sur simple promesse orale, sans signature d'un contrat, ou dont le contrat mentionne un motif vague comme « besoins du service », dispose donc d'un argument solide. L'obligation d'un écrit précis est une condition légale de validité du contrat à durée déterminée, et non une simple formalité.
Le même article L. 1242-12 liste les mentions que doit comporter le contrat, notamment le nom et la qualification de la personne remplacée en cas de remplacement, la date du terme et, le cas échéant, une clause de renouvellement, ou la durée minimale si le contrat n'a pas de terme précis, le poste de travail, l'intitulé de la convention collective applicable, la durée de la période d'essai, le montant de la rémunération et ses composantes, ainsi que le nom et l'adresse de la caisse de retraite complémentaire. Service Public cite l'absence de certaines de ces mentions parmi les cas de requalification. L'absence du nom de la personne remplacée, dans un CDD de remplacement, est l'exemple le plus parlant.
À défaut de stipulation de la convention ou de l'accord de branche, l'article L. 1242-8-1 fixe la durée totale maximale du CDD à 18 mois, renouvellements compris. Elle est ramenée à 9 mois lorsque le contrat est conclu dans l'attente de l'entrée en service effective d'un salarié recruté en CDI, ou pour des travaux urgents nécessités par des mesures de sécurité. Elle est portée à 24 mois pour un contrat exécuté à l'étranger, en cas de départ définitif d'un salarié précédant la suppression de son poste, ou pour une commande exceptionnelle à l'exportation. L'article L. 1243-13-1 limite par ailleurs le contrat à deux renouvellements, sauf accord de branche, et impose que les conditions de renouvellement figurent dans le contrat ou dans un avenant soumis au salarié avant le terme initial. Service Public cite expressément le CDD « renouvelé plus de 2 fois » parmi les cas de requalification.
Après la fin d'un CDD, l'employeur ne peut pas, en principe, recourir immédiatement à un nouveau CDD ou à un contrat de travail temporaire pour pourvoir le même poste. L'article L. 1244-3 impose un délai de carence calculé en fonction de la durée du contrat, compté en jours d'ouverture de l'entreprise ou de l'établissement. À défaut d'accord de branche, l'article L. 1244-3-1 le fixe au tiers de la durée du contrat venu à expiration si cette durée, renouvellements inclus, est de 14 jours ou plus, et à la moitié de cette durée en dessous de 14 jours.
Lorsque la relation de travail se poursuit après l'échéance du terme du CDD, l'article L. 1243-11 prévoit que le contrat « devient un contrat à durée indéterminée ». Le salarié conserve l'ancienneté acquise et la durée du CDD est déduite de la période d'essai éventuellement prévue. Selon Service Public, dans ce cas précis, la transformation en CDI est automatique, mais elle ne donne pas lieu à l'indemnité de requalification.
Certains recours sont purement interdits. L'article L. 1242-6 interdit de conclure un CDD pour remplacer un salarié dont le contrat est suspendu à la suite d'un conflit collectif de travail, c'est-à-dire un salarié en grève, ou pour certains travaux particulièrement dangereux figurant sur une liste réglementaire, sauf dérogation administrative exceptionnelle. L'article L. 1242-5 interdit aussi, dans les six mois qui suivent un licenciement pour motif économique, de conclure un CDD pour accroissement temporaire d'activité sur les postes concernés par ce licenciement dans l'établissement, sauf contrat non renouvelable de trois mois au plus ou commande exceptionnelle à l'exportation.
Tous les manquements de l'employeur n'ont pas le même effet. L'article L. 1242-13 impose de transmettre le contrat au salarié au plus tard dans les deux jours ouvrables suivant l'embauche. Mais depuis l'ordonnance du 22 septembre 2017, l'article L. 1245-1 précise que la méconnaissance de ce délai de transmission « ne saurait, à elle seule, entraîner la requalification » en CDI. Elle ouvre seulement droit, pour le salarié, à une indemnité qui ne peut être supérieure à un mois de salaire. Service Public reprend la même règle : la remise tardive du contrat n'entraîne pas, à elle seule, la requalification.
Il faut donc distinguer le contrat remis en retard, qui est une irrégularité indemnisable de façon limitée, et le contrat jamais écrit ou dépourvu de motif précis, qui est réputé conclu pour une durée indéterminée. Dans un dossier réel, ces griefs se cumulent souvent avec d'autres, comme un motif inexact ou des contrats successifs sur le même poste.
Les conséquences d'une requalification sont à la fois juridiques et financières. Pour le salarié, la décision du juge ouvre un droit à indemnité ; pour l'employeur, elle crée une obligation de payer des sommes parfois importantes.
Selon Service Public, la requalification a un effet rétroactif et immédiat : le salarié est considéré comme titulaire d'un CDI dès sa date d'embauche dans le premier contrat irrégulier. Cette rétroactivité a des conséquences directes sur l'ancienneté, qui sert ensuite au calcul de l'indemnité de licenciement, de la durée du préavis prévue par la convention collective et de certains droits conventionnels.
Lorsque le CPH fait droit à la demande, il accorde au salarié une indemnité, à la charge de l'employeur, qui « ne peut être inférieure à un mois de salaire » (article L. 1245-2). Il s'agit d'une indemnité minimale : le juge peut accorder davantage selon le préjudice subi, par exemple en cas de succession très longue de contrats précaires. Service Public précise que cette indemnité n'est soumise ni aux cotisations sociales ni à l'impôt sur le revenu.
L'indemnité de requalification est due sans préjudice des règles applicables à la rupture du CDI. Si la relation de travail a déjà pris fin au terme du dernier CDD, l'employeur a rompu ce qui était en réalité un contrat en CDI, sans engager de procédure de licenciement. Cette fin du CDD a ainsi privé le salarié des garanties attachées à la rupture d'un CDI, ce qui explique les sommes supplémentaires. Sa situation est proche de celle d'un licenciement irrégulier, sans lettre ni motif. Service Public indique que le salarié qui ne souhaite pas réintégrer l'entreprise peut alors obtenir une indemnité de licenciement pour motif personnel et des dommages-intérêts pour rupture abusive du contrat de travail. Notre guide sur le calcul de l'indemnité de licenciement en 2026 permet d'estimer ce premier montant, et notre article pour contester un licenciement détaille les dommages-intérêts possibles.
L'indemnité de fin de contrat, souvent appelée prime de précarité, est égale à 10 % de la rémunération totale brute et n'est due que si le CDD n'est pas suivi d'un CDI (article L. 1243-8). Son sort après une requalification n'est pas tranché par la fiche Service Public consultée. Notre article sur la prime de précarité : calcul, conditions et recours détaille ses règles de calcul et les cas où elle n'est pas due, et un avocat peut vérifier ce point au regard de votre dossier.
| Somme | Quand est-elle due ? | Montant | Texte ou source |
|---|---|---|---|
| Indemnité de requalification | Dès que le juge requalifie le contrat | Au moins 1 mois de salaire | C. trav., art. L. 1245-2 |
| Indemnité de licenciement | Si la relation a pris fin et que le salarié ne réintègre pas l'entreprise | Selon l'ancienneté recalculée depuis la première embauche | Fiche Service Public F34572 |
| Dommages-intérêts pour rupture abusive | Même situation, la rupture n'ayant pas suivi la procédure de licenciement | Apprécié par le juge | Fiche Service Public F34572 |
| Indemnité pour remise tardive du contrat | Contrat transmis après le délai de 2 jours ouvrables | Au plus 1 mois de salaire | C. trav., art. L. 1245-1 et L. 1242-13 |
| Poursuite après le terme | Le contrat devient un CDI de plein droit | Pas d'indemnité de requalification selon Service Public | C. trav., art. L. 1243-11 |
Rien n'interdit de signaler l'irrégularité à l'employeur avant toute procédure judiciaire, par exemple pour solliciter une proposition de CDI. Une lettre datée, envoyée en recommandé ou par e-mail avec accusé de réception, fixe vos griefs et peut ouvrir une négociation. Cette démarche amiable n'est pas obligatoire, mais elle aide parfois à obtenir une embauche en CDI sans contentieux. Pendant les échanges, gardez un œil sur la date limite pour agir, présentée plus bas.
La demande de requalification bénéficie d'une procédure accélérée. L'article L. 1245-2 prévoit que l'affaire est portée directement devant le bureau de jugement du CPH, sans passer par la phase de conciliation, et que celui-ci « statue au fond dans un délai d'un mois suivant sa saisine ». En pratique, ce délai est un objectif fixé par la loi et les audiences peuvent intervenir plus tard selon l'encombrement du conseil. La saisine se fait par requête, sur formulaire ou sur papier libre, déposée ou adressée au greffe du conseil compétent ; notre guide pour saisir le conseil de prud'hommes en 2026 détaille la requête, le bordereau des pièces et les documents à joindre.
Depuis le 1er mars 2026, une contribution pour l'aide juridique de 50 € est due par la partie qui introduit l'instance devant le conseil de prud'hommes. Service Public la présente comme un timbre fiscal de 50 € à régler pour introduire la demande en justice. Elle n'est pas due par le bénéficiaire de l'aide juridictionnelle.
L'avocat n'est pas obligatoire devant le CPH. Selon Service Public, le salarié peut se faire assister ou représenter par un salarié de la même branche d'activité, par son conjoint, son partenaire de PACS ou son concubin, ou par un défenseur syndical. Un avocat en droit du travail reste utile pour qualifier les irrégularités, chiffrer les demandes et articuler la requalification avec la contestation de la rupture.
La fiche Service Public F34572 indique que le salarié dispose d'un délai de recours de 2 ans à compter du terme du dernier CDD pour demander la requalification. Ce délai rejoint la règle générale de l'article L. 1471-1, selon laquelle toute action portant sur l'exécution du contrat de travail se prescrit par deux ans à compter du jour où celui qui l'exerce a connu ou aurait dû connaître les faits. Le même article fixe à douze mois le délai pour contester la rupture du contrat à compter de sa notification, et les demandes de rappels de salaire obéissent à leur propre délai de prescription.
Le point de départ exact du délai peut varier selon le fondement de la demande, par exemple un motif inexact ou l'absence d'écrit, et les dates en jeu sont rarement évidentes lorsque les contrats se sont succédé pendant des années. Le plus prudent est de respecter les délais avec une marge, en particulier si vous souhaitez aussi contester la rupture. Une demande de rappel de salaire dû pour les périodes travaillées obéit à une prescription distincte, qu'un avocat peut vérifier dans votre situation.
Prenons le cas d'un salarié recruté par un premier CDD de six mois pour accroissement temporaire d'activité, renouvelé une fois pour six mois, puis embauché trois jours plus tard sur un second CDD pour le même poste et le même motif. Plusieurs points méritent d'être vérifiés. D'abord, le délai de carence : à défaut d'accord de branche, il est égal au tiers de la durée du contrat expiré, soit quatre mois pour un contrat de douze mois renouvellement compris, compté en jours d'ouverture de l'entreprise. Ensuite, la réalité de l'accroissement d'activité : si le poste correspond à un besoin permanent, le motif lui-même est contestable. Enfin, la durée totale et le nombre de renouvellements au regard de la convention collective.
Si le juge retient la requalification, le salarié est considéré comme en CDI depuis le premier jour du premier contrat. Il obtient au minimum l'indemnité de requalification prévue par la loi. Si l'employeur a mis fin à la relation au terme du dernier contrat, cette rupture peut en outre ouvrir droit aux indemnités liées à la rupture d'un CDI, calculées sur l'ancienneté recalculée. Cet exemple est simplifié : les accords de branche peuvent fixer d'autres règles de durée, de renouvellement et de carence.
La requalification se gagne sur pièces. Avant de saisir le CPH, rassemblez autant que possible :
Nos articles sur le certificat de travail et sur le reçu pour solde de tout compte rappellent ce que l'employeur doit vous remettre à chaque fin de contrat.
Pour l'employeur, les risques de requalification sont essentiellement financiers : indemnité d'au moins un mois de salaire, indemnités liées à la rupture d'un CDI et, le cas échéant, dommages-intérêts. L'essentiel de respecter les conditions légales tient en quelques points, tous issus des textes cités plus haut : un motif de recours prévu par l'article L. 1242-2 et réel, un contrat écrit avec toutes les mentions de l'article L. 1242-12, la transmission au salarié dans les deux jours ouvrables, le respect de la durée maximale, du nombre de renouvellements et du délai de carence, et l'arrêt effectif de la relation au terme du contrat. Lorsque le besoin s'avère durable, la proposition de CDI reste la voie la plus sûre, et le respect des règles de forme limite le risque de contentieux. Notre annuaire présente aussi des cabinets qui conseillent également les employeurs sur ces questions, notamment pour un audit des contrats en cours d'exécution.
Un avocat ou un cabinet spécialisé en droit du travail est utile dès que vous enchaînez des contrats précaires sur le même poste, lorsque votre employeur met fin à la relation au terme d'un CDD après des années de collaboration, ou lorsque plusieurs irrégularités se cumulent. Le professionnel consulté vérifie la convention collective applicable, qui peut modifier les règles de durée, de renouvellement et de carence, chiffre l'indemnité de requalification et les sommes liées à la rupture, et sécurise le délai pour agir. Il peut aussi engager les démarches auprès de l'employeur, rédiger la requête au CPH et suivre l'exécution de la décision rendue. Chaque cabinet fixe ses honoraires librement : comparez plusieurs cabinets avant de vous engager. Pour trouver un professionnel, consultez nos sélections des avocats en droit du travail à Versailles, dans les Yvelines, à Paris et en Île-de-France. Les honoraires se discutent dès le premier contact, et notre guide pour choisir un bon avocat aide à comparer les cabinets. Si votre CDD a été rompu avant son terme, notre article sur la rupture de la période d'essai et celui sur la prise d'acte de la rupture peuvent aussi vous concerner.
Notamment lorsque le CDD pourvoit un emploi permanent, lorsqu'il est conclu hors des cas prévus par la loi, sans écrit ou sans motif précis, lorsque la durée maximale ou le nombre de renouvellements est dépassé, lorsque le délai de carence n'est pas respecté ou lorsque la relation continue après le terme (C. trav., art. L. 1245-1, L. 1242-12 et L. 1243-11).
En saisissant le conseil de prud'hommes par requête. La demande est portée directement devant le bureau de jugement, qui statue au fond dans un délai d'un mois suivant sa saisine (C. trav., art. L. 1245-2). Une contribution de 50 € est due, sauf aide juridictionnelle.
Au moins un mois de salaire, à la charge de l'employeur (C. trav., art. L. 1245-2). Le juge peut accorder davantage. Selon Service Public, cette indemnité n'est soumise ni aux cotisations sociales ni à l'impôt sur le revenu.
Selon Service Public, le salarié dispose de 2 ans à compter du terme du dernier CDD. Pour contester en même temps la rupture du contrat, mieux vaut agir rapidement.
Non. La transmission du contrat après le délai de deux jours ouvrables ne suffit pas, à elle seule, à entraîner la requalification. Elle ouvre droit à une indemnité d'au plus un mois de salaire (C. trav., art. L. 1245-1).
Le contrat devient un CDI et vous conservez l'ancienneté acquise (C. trav., art. L. 1243-11). Selon Service Public, cette transformation automatique ne donne pas lieu à l'indemnité de requalification.
Deux fois au maximum, à défaut d'accord de branche, et dans la limite de la durée maximale du contrat, en principe 18 mois renouvellements compris (C. trav., art. L. 1243-13-1 et L. 1242-8-1).
À défaut d'accord de branche, un tiers de la durée du contrat expiré si elle est d'au moins 14 jours, la moitié si elle est inférieure, compté en jours d'ouverture de l'entreprise (C. trav., art. L. 1244-3-1).
Outre l'indemnité de requalification, Service Public indique que le salarié qui ne réintègre pas l'entreprise peut obtenir une indemnité de licenciement et des dommages-intérêts pour rupture abusive, calculés sur l'ancienneté recalculée depuis la première embauche.
Non, l'avocat n'est pas obligatoire devant le conseil de prud'hommes. Le salarié peut aussi être assisté par un défenseur syndical, un salarié de la même branche, son conjoint, son partenaire de PACS ou son concubin.
Sources officielles consultées le 7 novembre 2026 : Service Public, « Dans quels cas un CDD est-il requalifié en CDI ? » (fiche F34572, vérifiée le 10 avril 2026) ; Code du travail, articles L. 1242-1, L. 1242-2, L. 1242-5, L. 1242-6, L. 1242-8-1, L. 1242-12, L. 1242-13, L. 1243-8, L. 1243-11, L. 1243-13-1, L. 1244-3, L. 1244-3-1, L. 1245-1, L. 1245-2 et L. 1471-1 (Code du travail numérique). Cet article donne une information générale et ne remplace pas l'analyse d'un dossier par un avocat.

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